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  • juliengautherot

Et si on revisitait le Notre Père ? (on a le droit de faire ça ???)

Dernière mise à jour : 18 oct. 2023


Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas publié une bizarrerie de l'invisible.


Et pour reprendre cette bonne habitude, on va y aller franco, car aujourd'hui est un jour étrange : ce matin, j'étais un peu pressé mais j'ai ressenti tout de même un appel fort à aller méditer avant de partir. Je m'exécute donc, et alors que j'ai rapidement atteint un bel état de vacuité mentale, j'ai littéralement reçu la demande de (ré)écrire une prière. Mais pas n'importe laquelle: LA prière chrétienne par excellence : le Notre Père. C'est d'autant plus étonnant que cela fait quelques décennies que je l'ai rangée dans le grenier de ma tête, cette prière !


Face à une telle idée, je vous avoue que moi, modeste humain parmi l'humanité, je ne me sens pas la légitimité pour ça, ni ne comprend réellement ce qu'il se joue. Pourquoi moi ? Et pourquoi proposer une alternative à ce "monument" que des millions de gens utilisent avec ferveur ? Cela me semble extrêmement vaniteux ! Et puis.... que vont dire les gens... "Mais pour QUI il se prend ???" Et je ne pourrais franchement pas vous donner tort sur ce coup-là ! Mais me détacher du jugement des autres fait partie de mon chemin...


Alors, comme d'habitude, je ne réfléchis pas (trop), je prends une feuille, un stylo, et zou. Avec quand même un peu la trouille au bide du gars qui se lance dans une activité illicite.


Je commence par vous redonner l'original (des fois que... le catéchisme, c'est loin !!)


Notre Père qui est aux cieux

Que Ton nom soit sanctifié

Que Ton règne vienne

Que Ta volonté soit faite sur la Terre comme au ciel

Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour

Pardonne-nous nos offenses

Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé

Et ne nous soumet pas à la tentation

Et délivre-nous du mal

Car c'est à Toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire

Pour les siècles des siècles

Amen


Et voici la version que j'ai téléchargée :


Divine conscience qui est en moi

Que Ton nom(*) soit béni

Que Ton intention se porte en tout

Que Ton accomplissement soit partout

Aide-moi à créer l'abondance autour de moi

Aide-moi à m'accepter, comme à accepter les autres

Aide-moi à sortir plus sage de la tentation

Aide-moi à sortir plus lumineux de l'ombre

Car Tu m'as donné Ton pouvoir créateur et le libre-arbitre

Et la responsabilité de mon cheminement

Jusqu'à Te rejoindre dans l'Unité

Merci


(*) : je ressens qu'ici le mot "nom" ne désigne pas le nom au sens où on l'entend habituellement, mais transmet l'idée "du fait d'Être, d'exister". Comme si nommer faisait exister (il me semble d'ailleurs que c'est un sujet de philosophie, mais je m'égare !)


Quand je l'ai écrite, l'inspiration était puissante, avec des frissons partout. Et ce n'est qu'après l'avoir rédigée que j'ai compris : cette déclinaison a un triple intérêt (ou impact) :

  • On y parle en "moi" et pas en "nous" : plutôt que de noyer l'individu dans la masse, chacun récupère ici un accès direct et privilégié à Dieu (ou Yahvé etc.) et redevient unique et responsable de SON propre cheminement, au milieu des autres ; cela n'exclut aucunement la compassion, l'entraide et les cheminements conjoints, mais globalement : "que chacun s'occupe de Son propre cas, et l'humanité sera bien gardée"

  • On passe d'une version paternaliste et déresponsabilisante : "père", "pardonne-nous", "ne nous soumet pas", "Protège-nous" à une version qui replace l'Homme à Sa juste place, un acteur en pleine responsabilité : l'Homme a le pouvoir et la liberté, il est responsable de voir et créer l'abondance autour de lui (le fameux pain quotidien), il choisit de se confronter à la tentation et au mal / l'ombre (le libre arbitre) qui ne lui sont pas épargnés par un Dieu protecteur, mais demande de l'aide au Ciel pour en sortir grandit. Important, aussi : le pardon est remplacé par l'acceptation. Enfin, l'Homme est responsable de cheminer vers Dieu (ou pas d'ailleurs, chacun son choix !)

  • On termine en exprimant sa gratitude pour l'aide accordée. Merci, n'est-ce pas le mot magique ?

Comme d'habitude dans ces cas-là où je capte un truc de cet acabit : ça "pousse" pour que je transmette, alors voilà !

A nouveau, le petit disclaimer: je ne prétends rien, je ne revendique rien, je ne suis ni l'inventeur ni le propriétaire de ces mots, et je ne me prends pour personne d'autre que moi... je ne suis que le poste de radio qui a capté une station éloignée.


Faites-en ce que qu'il vous semblera juste ;)


Crédit photo : Fotorech / Pixabay



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