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  • juliengautherot

Mooon précieuuuuux.....

Aujourd'hui, parlons de l'Amour de soi. Sur ce beau sujet, j'ai pris le temps de vous concocter un post assez long, qui propose de ralentir un peu.


Je vous invite à le lire quand vous serez posé, au calme.


Et que l'envie de vous connecter à ce type de sujet sera là, aussi. C'est important, d'en avoir envie.


Les raisons de cette invitation à la lenteur sont données plus loin dans le texte.

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Le sujet de l'amour de Soi avec un grand S majuscule, est à la mode en ce moment. Dans les fils d'actualités des réseaux, on nous invite à nous aimer nous-même, à nous remettre au centre de notre propre cercle, et à couper ce qui nous fait souffrir, bien souvent à grand renforts de citations. Vous n'aurez surement pas échappé à cela, il y en a absolument partout.


Si je supporte totalement le fond de ces messages, j'avoue avoir un vrai problème sur la forme: l'amour de soi est un sujet trop sérieux et important pour être juste effleuré en scrollant votre newsfeed Facebook ou Insta, entre une pub pour l'isolement de vos combles, une vidéo de chats, et le dernier selfie de la voisine aux Seychelles.


Pourquoi est-ce que j'insiste autant sur le besoin d'approfondir ce sujet sans le survoler ? Parce que les gens pressés que nous sommes toutes et tous aujourd'hui, hyper-sollicités en permanence par dix mille stimuli, pourraient commettre des erreurs d'interprétations en se contentant d'une lecture de surface.

Mauvaises intégrations qui nous conduiraient à adopter des attitudes à l'exact opposé de l'objectif recherché, qui est l'épanouissement, la reconnexion à soi et à notre juste place dans le monde.

Pour illustrer mon alerte je prends deux exemples en forçant le trait de manière (juste un peu) caricaturale:

Remets-toi au centre de ta vie pourrait, en lecture de surface, être compris comme un "MOI D'ABORD", qui reviendrait à confondre amour de soi avec égoïsme.

De même: Prends soi de toi pourrait ainsi être compris pour un "si t'es beau et bien sapé, la vie te sera douce et la chance te sourira"... qui nous plongerait illico dans le narcissisme.

Et caetera.


C'est évidemment beaucoup plus profond que cela. Et la profondeur demande (mérite ?) du temps. D'où mon invitation en introduction, à lire ce texte au calme, et avec du temps devant vous.


Je voulais aussi partager sur ce sujet car la confiance et l'estime de moi, Julien, ont été un vrai sujet de boulot durant mon burn-out, sur lequel j'ai BEAUCOUP appris. Je partais de loin, et la formation au coaching et la thérapie m'y ont beaucoup aidé.


Tout d'abord il est important de bien reposer la base car, souvent, on tend à les mélanger : confiance et estime de soi ne sont pas la même chose:

  • La confiance en Soi tourne davantage autour de la connaissance de soi, de nos capacités à faire, à réagir et à gérer dans des situations données, nos compétences, nos talents, notre potentiel. Bref, elle est davantage conditionnelle, en rapport avec notre qualité de Faire.

  • Tandis que l'estime de Soi est plutôt inconditionnelle, et tourne autour de la valeur intrinsèque que nous nous accordons, la manière dont nous nous percevons, jugeons et aimons notre personne ; elle me semble indépendante du contexte dans lequel nous nous trouvons. En ce sens, elle est plus en rapport avec notre qualité d'Etre.


Les deux, confiance et estime, sont symbiotiques et se nourrissent mutuellement.


Pour un sujet aussi important, j'ai eu envie de faire venir du beau monde sur ce post, un people qui a dit des choses très profondes sur le sujet. Je voudrais donc inviter ici un vrai V.I.P. de vrai de vrai: Jésus. Lui-même. De rien.

[NDLR: Et là, vous vous dites "ça y est, il a craqué pour de bon... déjà qu'il avait des visions, maintenant il invoque Jésus ; quelqu'un appelle l'hôpital psychiatrique s'il vous plaît ?"]


Hum.


Pour revenir à Jésus, pourquoi lui: tout le monde connait son célébrissime commandement: Tu aimeras ton prochain comme toi-même (philosophie qu'il a d'ailleurs pompée à son paternel, déjà évoquée dans la Torah).


Notons tout d'abord que si Jésus était parmi nous aujourd'hui, version 21e siècle, on n'appellerait pas sa phrase un "commandement" mais une "recommandation", et il n'utiliserait probablement pas l'impératif "Tu aimeras..." mais plutôt un "Je vous invite à..." bien onctueux et plus politiquement correct. [NDLR: Après tout, les conseils pour devenir leader bienveillant corporate made in Linkedin s'appliquent à tous, fut il le fils de Dieu: modernise-toi, mon pote. Et toc.]


Pour continuer, ce mot "comme" placé entre "les autres" et "toi-même" est particulièrement riche car il donne une sacrée amplitude à la phrase: il en triple le sens de lecture, et vient justement rééquilibrer la balance de l'estime de soi:

Message à l'intention de toi, l'humain narcissique: ici le "comme" a valeur de "autant que": l'autre est aimable comme toi, mon précieux ; tu grandiras et trouveras l'équilibre en aimant les autres autant que tu t'aimes Toi. Tu verras, en vrai ils sont sympas, et pas aussi cons qu'ils en ont l'air. Tu gagnerais à être plus indulgent avec eux.

Message à l'intention de toi, l'humain altruiste à l'excès: ici, le "comme" a valeur de "et aussi": tu es digne d'amour comme ceux que tu aimes, doudou ; tu grandiras et trouveras l'équilibre en donnant de l'amour aux autre, certes, et aussi à toi-même. Si si. Arrête de douter de Toi. Tu gagnerais à être plus indulgent avec toi-même.

Message à l'attention de tous et toutes : enfin, ici, "comme" prend une valeur d'égalité, de mise en miroir: l'autre est comme toi, un autre toi-même. Tu grandiras quand tu auras intégré que ce que tu fais à l'autre, la manière dont tu le vois, la façon dont tu le penses, le juges (y compris dans le secret de ta tête !) et interagis avec lui, que tout cela:

1. nous dit d'abord et SURTOUT beaucoup de choses de toi-même (mais es tu prêt à les entendre, ces choses ?)

2. te revient toujours en boomerang (n'oublie pas: "on récolte ce que l'on sème".)


Tout se joue en miroir, et nous invite donc à nous observer nous-même à travers l'autre :

  • Ce qui me crispe chez l'autre, les défauts que les autres ont et que je ne supporte pas, existent probablement aussi chez moi ! Je peux même en être déjà conscient ... et refuser de les voir ! Et quand je rabroue ou critique l'autre sur ces défauts, c'est en réalité... à moi que j'adresse ce reproche.

  • Idem du coté vertueux: ce que j'aime chez l'autre, ses qualités qui me marquent, ce qui m'inspire chez lui, existent aussi surement chez moi, plus ou moins consciemment.


S'observer dans le miroir de l'autre est la clé. Remercions l'autre de nous enseigner cela ! (Et en même temps: ce n'est pas facile à supporter, pas vrai ?! 😱)


Enfin, un élément très utile qui permet de garder le cap, qui permet de faire la distinction entre amour de soi et égoïsme/narcissisme lorsqu'on a un doute: être clair sur l'intention de nos paroles, de nos pensées et de nos actes. Pourquoi est-ce que je pense ou dis cela ? pourquoi ai-je envie de (faire) cela ? quelle est mon intention ? Personnellement, depuis que j'ai découvert ce super-pouvoir de l'intention consciente, cela m'a remis sur de biens meilleurs rails que je ne l'étais. Lorsque l'on a un doute, se centrer sur l'intention sous-jacente nous remet face à notre responsabilité d'action et de réaction ; y compris dans le domaine de l'estime de nous-mêmes.


Peut être que ces éléments vous sont déjà évidents ? auquel cas je vous félicite très sincèrement.

Quant à moi, j'ai personnellement expérimenté chaque mot de ce texte, au gré des déchirements comme des instants d'Amour véritable, ces derniers mois. Cela m'a pris 44 ans, pour faire monter cela dans ma conscience. Du vécu pur jus, que je partage ici.

Je remercie sincèrement au passage tous ceux qui m'ont, d'une manière ou d'une autre, en violence ou en amour, accompagné et enseigné tout cela: cœur avec les doigts, les ami.es.


Je terminerai par une réflexion que j'ai eue pendant ma phase de reconstruction: S'aimer, c'est faire la paix avec soi, et s'accepter en entier, dans ce que l'on a de plus sombre comme de plus beau. Oser plonger dans ses ténèbres fait peur et mal. Mais très étrangement, il reste beaucoup plus facile d'accepter sa part d'Ombre que sa part de Lumière. Le Prince est beaucoup plus timide que l'Ogre, on dirait.


Alors ne lâchons rien, et grandissons ensemble 💚


Merci de m'avoir lu !

Crédit photo Elizaveta Dushechkina



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