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  • juliengautherot

Oser la confiance


C'est le titre d'un bouquin du fondateur de la formation de coaching que j'ai suivi, Vincent Lenhardt. Mais ce titre est tellement en résonance avec ce post que je le fais mien ! Merci Vincent 😉


Dans le coaching, l'un des fondamentaux est le fait de voir en l'autre un potentiel de guérison, d'apprentissage, de croissance et d'autonomie infiniment capable. C'est d'ailleurs très connecté avec ma vision de la spiritualité: l'âme, sans cesse, cherche à découvrir qui elle est au travers d'expériences de vie diverses et variées. Et rien n'est plus apprenant ni initiatique comme les épreuves difficiles.


Par ailleurs, dans mon propre cheminement de papa, il m'est venu une réflexion récemment:

Mon rôle de père n'est pas de te protéger pour t'éviter de te faire mal, car les blessures arriveront tôt ou tard, dont certaines seront même inévitablement de mon propre fait ! Car je suis faillible et imparfait (et c'est tant mieux!)

Mais de te montrer comment on dépasse ses faiblesses et imperfections, comment on lit le terrain de jeu de la vie pour cheminer vers le juste, et surtout de te montrer comment l'on se soigne quand on se blesse.


Et curieusement, j'ai trouvé un écho à ce concept dans le domaine familial également, mais cette fois en interface avec mes aînés.


Nous discutions des révélations des secrets de famille. Était-ce vraiment nécessaire de parler?


Il est vrai, et j'en parle d'ailleurs dans mon précédent post, que sur ces sujets deux visions se font face : ceux qui veulent que le secret le reste, et ceux qui veulent le briser. Dans les deux cas, l'objectif est de se protéger et protéger ceux que l'on aime de la souffrance.


J'entends encore cet argument: "à leurs âges (parlant des aînés) c'est trop tard, c'est inutile, révéler le secret va leur faire plus de mal que de bien."


Mais si je pense cela, je pars du postulat que l'autre est fragile, faible et a besoin de ma protection. C'est renvoyer l'autre à l'état de personne incapable de se prendre en charge face à l'adversité. C'est me mettre en position de sauveteur non sollicité. C'est me donner un pouvoir et une importance sur l'autre ("je sais quelque chose que tu ignores et je te protège"). Cela crée un flux d'énergie unidirectionnel, déséquilibré, une dette, une dépendance.


Pour aller plus loin encore: c'est priver l'autre de sa liberté et de l'expérience de son libre arbitre:


Liberté de connaître la réalité des faits (ou pas, mais encore faut-il que le choix lui soit proposé !)


Liberté de dépasser une situation difficile.


Liberté de transcender et guérir une souffrance et d'en sortir grandi, plus lumineux.


Que l'on se comprenne bien: faire souffrir l'autre par la révélation d'un secret n'est ni facile, ni indolore. Il n'y a aucun plaisir ni gaieté là-dedans. On y laisse forcément des plumes, aussi. Mais le faire en étant habité de la conviction que l'autre est assez costaud et que l'on s'aime assez pour dépasser cela ensemble change absolument TOUT, et amène... de la joie !


Car la confiance est joie: voir l'autre comme infiniment capable de croissance est une joie immense.


Alors devant ce tabou, je te propose d'en parler, de savoir. Si tu acceptes, cela va te faire mal, nous faire mal. Très mal, même. Mais je crois, moi, en ta capacité à faire face, à surmonter, je crois en ta résilience. Tu peux le faire, et je t'aime assez fort pour t'accompagner, même de loin, même si l'on ne se parle plus pour un temps, voire même si tu me rejettes définitivement.


Bien sûr, on ne peut pas faire tout et n'importe quoi, n'importe quand. Une vérité dite de manière et/ou à un moment inadaptés peut se révéler une marche trop haute, un saut quantique destructeur. La manière de faire, comme le timing, sont clés. Mais si l'on suit l'intuition profonde plutôt que l'impulsion émotionnelle ou l'égo, et si l'on se fait soi-même accompagner pour limiter les effets de ses propres biais, le quand et le comment se dessinent spontanément.


Ce qui détermine la portée du geste, c'est l'intention et l'étincelle d'amour que l'on y met.


Et surtout: avoir Foi en l'Autre.


Bisous 😘




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