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  • juliengautherot

Théophile, client indécis (et noctambule)

Cette nuit, j'ai eu pour la troisième fois une visite d'âme défunte (voir ici les précédentes). J'avais envie de vous partager cela en toute transparence tellement c'est curieux à vivre, parce que cela fait toujours un peu peur à mon cerveau d'occidental aussi, même si je sens au plus profond de moi qu'il n'y a rien à craindre.


Réveillé en pleine nuit par la soif et une envie de pipi, je me lève. Je ne me sens pas à l'aise, l'impression de ne pas être seul. Pendant que je suis debout devant les toilettes en train de... vous savez, j'ai nettement la sensation que quelqu'un est derrière moi. À tel point que je pisse en me dévissant les cervicales pour surveiller mes arrières. J'ai un peu peur, même si je sens qu'il n'y a pas de raison.


Alors que je bois au lavabo, je m'attends à voir apparaître quelqu'un dans le reflet, tant la présence est devenue dense. C'est un inconnu, je ne reconnais pas.

Pour en avoir le cœur net, je demande si quelqu'un est là ; "Théophile" résonne dans ma tête, en même temps que je capte "97" ; je n'entends pas ce chiffre, c'est comme si cette information était contenue DANS LA TRAME du prénom, c'est assez curieux.

Mon cerveau infère donc que Théophile a 97 ans*.

Je lui demande ce qu'il veut : "discuter".


À 2h du matin, sérieux ? Et là, Théophile embraye :


"Est-ce que la lumière rev...."


Il n'a pas le temps de finir sa phrase: mon cerveau a coupé net le dialogue. Je ressens un peu de peur en moi, elle est mentale ; mon cœur me dit qu'il n'y a rien à craindre, mais mon cerveau se cabre.


Je retourne me coucher, un peu perturbé. Je sens que Théophile est toujours là, pas loin. Il m'a suivi le bougre. En même temps, il peut traverser les murs, s'il est mort....

Je décide de fixer la situation, et entame un dialogue dans ma tête:

"- Que voulez-vous exactement Théophile ?

- Est-ce que la lumière revient, si je n'y vais pas maintenant ?"


Je suis un peu surpris, car les deux fois où des passages d'âme s'étaient présentés à moi, l'intention des âmes était claire: elles voulaient regagner la lumière.

Mais Théophile, 97 ans, lui, se pose des questions métaphysiques, à 2 du mat' dans mon plumard. C'est d'autant plus curieux pour un gars dont le prénom signifie "Celui qui aime Dieu". Bref:


"- Oui, je lui dis, si vous ne voulez pas monter maintenant, vous pourrez le faire plus tard. Mais pourquoi ne pas monter ?

- Encore à faire ici. Pas fini.

- Si vous avez à faire, des messages à passer, vous pourrez tout aussi bien le faire depuis là-haut, et même peut-être plus facilement ! Vous ne voulez vraiment pas monter ?"


Silence. Je ressens beaucoup d'hésitation. Théophile ne répond pas. Je propose:


"Si vous voulez, je peux essayer de demander de l'aide, et essayer d'appeler quelqu'un que vous connaissez, qui pourrait venir vous cherch...."


Pas le temps de finir ma phrase: je sens ce fameux "appel d'air" que j'avais déjà senti auparavant, comme si une fenêtre venait de s'ouvrir, laissant entrer un air frais et doux, presque pétillant. Je me sens d'un coup profondément bien, apaisé, léger, serein, et sans que je contrôle quoi que ce soit, je sens ma bouche s'ouvrir en un large sourire béat. "ILS" sont venus chercher Théophile.


Et pour la première fois de ma vie éveillée, je sens un contact physique: on vient de me caresser le bras ! Cela me donne des frissons sur tout le corps.


Et pendant que je joue les ébahis, mon Théophile hésite. Je sens de la résistance, comme s'il se débattait contre lui-même. La situation dure un petit moment.


"Vous savez, je lui dis, ILS ne vont pas maintenir le passage ouvert indéfiniment ! Vous devez faire un choix !"


Et là brusquement, la fenêtre se referme. Théophile a du décider, car ILS sont repartis.


Et Théophile est encore là. Il reste silencieux. Arrgh. Je tente :


"Vous voyez, vous pourrez revenir quand vous serez prêt, ILS seront là pour vous."


Nouvelle caresse au bras. Frissons. Je prends ça pour un remerciement. Puis je sens la présence de Théophile s'estomper jusqu'à disparaître. J'ai senti qu'il était rassuré, j'ai presque eu envie de pousser un "ouf" de soulagement moi-même.


Je ne sais pas d'où venait Théophile, ni ce qui le retient tant ici-bas, ni pourquoi il est venu me trouver moi, ni s'il reviendra, mais je Lui souhaite de trouver Sa paix.


Quant à moi, cette expérience a été riche d'enseignement car elle m'a montré que:

  • ma peur peut perturber sérieusement le processus de communication, et que dans les faits elle ne me protège pas,

  • un passage d'âme ne signifie pas toujours "faire monter quelqu'un dans la lumière", il peut y avoir un autre chemin,

  • dans le respect du libre arbitre de Théophile qui a préféré rester "en bas", j'aurais tout de même réussi à le rassurer un peu, en lui faisant prendre conscience qu'il sera toujours le bienvenu, et que c'est LUI qui décidera du moment où il sera prêt et en paix, pour faire son "grand saut". Merci les techniques de coaching !!!

[* Edit: après la première publication de ce post, une amie m'interpellera sur le fait que 97 soit bien l'âge. Et c'est juste, comme précisé cela n'est qu'une inférence que j'ai faite intellectuellement. Quand je ressens une présence j'essaye d'ôter toute raison et logique pour ne pas polluer ce que je capte, mais je ne peux bloquer totalement mon cerveau. En effet il est possible que nous ayons trouvé de quel Théophile il s'agit, et il n'a pas 97 ans ! Merci à elle pour le coup de main !]


Merci de m'avoir lu !


Crédit image Geralt












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